JUSTICE ET SENTIMENT

Publié le 25 Janvier 2014

Par opposition à un principe de justice objectif défini par les institutions ou la morale, le sentiment de justice renvoie à une évaluation subjective de ce qui est juste pour chacun. Ce qui est juste est par définition mérité, cohérent avec les actions ou les efforts entrepris.


Au centre des théories de la justice, le principe de mérite est étroitement lié à la croyance selon laquelle le monde est profondément juste et que rien n’arrive jamais par hasard : chacun obtenant finalement ce qu’il mérite et mérite ce qui lui arrive.


« Tous les hommes sont d’avis que le juste consiste en une certaine égalité, du moins jusqu’à un certain point (...), car c’est affirmer que le juste est à la fois une chose et qu’il a rapport à des personnes, et que pour des personnes égales la chose doit être égale. Mais des personnes égales en quoi ? » Aristote.

Nous devons, au Sénégal, laisser de coté les sentiments que nous avons les uns envers les autres et observer, juger et analyser cette justice qui règne dans notre pays. Nos sentiments nous poussent très souvent à mal juger les gens qu’on prétend avoir commis du tort au peuple.

Parce que nous sommes contre tel personne, sa famille, son appartenance politique et ses croyances, automatiquement, tout ce qu’on dit sur lui est vrai, en mal bien sure ! Nous n’avons aucun retenu dans nos avis et préjugés, et nous ne laissons aucune place à l’esprit critique, pour pouvoir distinguer le vrai du faux.

Et laisser moi vous dire que dans notre société sénégalaise, ce sentiment de jalousie et de méchanceté est des plus forts. Et ces sentiments nous aveuglent à chaque fois et nous pousse à mal juger les gens. Mais également, tout ce qu’on dit dans la presse parait comme vrai, dès l’instant ou cette presse avance très rarement des propos honnêtes ou justes sur des gens entre les mains de la justice.

C’est aberrent comment nous pouvons fermer les yeux sur la loi et la vrai justice quand quelqu’un qu’on n’aime pas est accusé d’avoir pris des choses ne lui appartenant pas, même si celui-ci bénéficie de la présomption d’innocence, et même si ses accusateurs n’ont aucune preuve tangible et concrète. Personne ne cherche à utilisation sa pensée pour se rendre compte que les accusations n’ont que pour seul objectif de mettre en conflit un groupe de personne contre la masse populaire.

Dieu, dans sa grandeur et son pouvoir, n’a pas crée les choses de manière équitable. Dieu, l’unique en qui nous croyons, à crée le riche et le pauvre, nous distribue des revenus différents, nous nourris de manières différentes, et attribue des pouvoirs inégales à chacun d’entre nous. L’équité n’existe pas, ni ici bas, ni dans l’au delà. Dieu à crée des différents degrés au Paradis et en enfer.


L’équité, par exemple, qui cherche à rétribuer proportionnellement des mérites inégaux, conduit à une inégalité de fait qui est contraire à l’égalité absolue que vise une stricte application du principe d’égalité. Dès lors, dans le domaine économique des revenus auquel nous nous restreindrons, toutes les inégalités sont-elles injustes ? Je pense que non, si nous croyons en Dieu bien sure.

S’il faut supprimer toutes les inégalités de revenu, c’est que pour une raison ou pour une autre elles peuvent être légitimement, aux yeux des enquêtés, tenues pour injustes. Mais la justice Sénégalaise ne pourra rien contre les inégalités de revenu.

Moralité de l’histoire : il faut savoir séparer les sentiments que nous avons les uns des autres et la justice.

Abdoulaye NDAO

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« Le bon sens est la chose la mieux partagée»

JUSTICE ET SENTIMENT

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